Du jeudi 16 au vendredi 17 juillet 2026, l’École supérieure des sciences de la communication et des médias (ESSCOM) a servi de cadre à l’atelier de formation des 15 jeunes journalistes, blogueurs et créateurs de contenus sur le fact-checking et la vérification des faits. Organisée par NigerCheck, en consortium avec SankoréLabs, cette initiative vise à doter ces participants de compétences essentielles pour produire une information fiable et contribuer à la lutte contre la désinformation au Niger et au Mali.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du Directeur général de l’ESSCOM Ali Issaka en présence des responsables de NigerCheck, des formateurs et des participants.

En ouvrant les travaux, le Directeur général de l’ESSCOM a salué cette initiative de NigerCheck et de son partenaire SankoréLabs. Pour lui, elle répond à un besoin réel dans un contexte où les fausses informations circulent rapidement sur les réseaux sociaux et influencent parfois l’opinion publique.
« La désinformation constitue aujourd’hui un défi majeur pour nos sociétés. Former les jeunes journalistes, blogueurs et créateurs de contenus est une nécessité afin qu’ils développent les compétences indispensables pour produire une information crédible, responsable et respectueuse de l’éthique professionnelle », a-t-il déclaré ». Il a également encouragé les participants à mettre les connaissances acquises au service d’un journalisme plus rigoureux et d’une utilisation responsable des plateformes numériques.
Prenant la parole à son tour, le responsable de NigerCheck a rappelé que les pays du Sahel évoluent dans un contexte marqué par une intensification de la guerre informationnelle. Selon lui, les campagnes de désinformation, souvent relayées à grande vitesse sur les réseaux sociaux, alimentent la confusion, accentuent les tensions et fragilisent la cohésion sociale.
« Nos pays font face à des campagnes de désinformation de plus en plus sophistiquées. Les fausses informations alimentent la confusion, la méfiance et les divisions. C’est pourquoi il est indispensable de renforcer les compétences des journalistes, des blogueurs et des créateurs de contenus afin qu’ils produisent des contenus responsables et fondés sur des faits vérifiés ».
Il a insisté sur le rôle que peuvent jouer les journalistes et les créateurs de contenus dans la promotion d’une information fiable. Mieux formés, ils seront davantage en mesure de détecter les manipulations, de déconstruire les infox et de contribuer à limiter l’impact des campagnes de désinformation qui touchent les pays de la sous-région.
Pendant deux jours, les participants ont alterné entre présentations, études de cas et exercices pratiques. Ils ont été initiés aux techniques de fact-checking, aux méthodes de vérification de l’information, à l’identification de sources crédibles ainsi qu’à l’utilisation d’outils numériques permettant de vérifier textes, images et vidéos. L’objectif était de leur donner des compétences directement applicables dans leur pratique quotidienne, afin qu’ils puissent produire des contenus fiables, responsables et adaptés aux réalités des réseaux sociaux.

À travers cette initiative de NigerCheck et SankoréLabs soutenue par ABCA, FIDEMO et d’INADES, les deux plateformes réaffirment leur volonté de renforcer la résilience des acteurs de l’information face aux défis de la désinformation. Les deux organisations misent sur la formation des jeunes pour encourager une culture de la vérification des faits et promouvoir un usage responsable des réseaux sociaux.



